Parce que les tout-petits demandent une vigilance particulière, la CPTS Vallées des Paillons* et de la Banquière, aux côtés du Réseau Parentalité et de l’Espace de Vie Sociale de Drap, ont proposé aux familles une matinée d’initiation aux gestes de premiers secours, spécialement adaptée aux situations d’urgence chez les nourrissons
Dès les premiers échanges, le ton est donné : ici, pas de discours anxiogène, mais de la transmission, des démonstrations concrètes et beaucoup d’interactions.
Autour des thèmes généraux comme l’étouffement, les brûlures ou encore l’utilisation d’un défibrillateur, les parents écoutent attentivement.
Très vite, les sujets se précisent : spasme du sanglot, noyade retardée, fragilité de la tête du nourrisson… Autant de situations spécifiques à la petite enfance qui interrogent et inquiètent.
« Être parent, c’est aussi apprendre à faire face à l’imprévu, rappelle Allison Rogé. Aujourd’hui, nous partageons des gestes simples, que tout le monde peut apprendre. Le plus important, c’est de savoir comment réagir dans les premières minutes et garder son calme. » Avec des mannequins de démonstration, les familles passent à la pratique.
Massage cardiaque, pose d’un défibrillateur, désobstruction des voies aériennes… Les gestes sont répétés, corrigés, encouragés. Et parfois, les rôles s’inversent : ce sont les enfants qui s’exercent sur leurs parents.






Des parents rassurés, des enfants impliqués
Un petit garçon, concentré, place ses mains autour du ventre de sa maman pour essayer la méthode de Heimlich. Les rires fusent, mais la concentration est réelle. Les enfants participent, observent, questionnent. « Ils sont souvent très réceptifs, souligne Allison Rogé. Leur apprendre tôt, c’est aussi leur donner confiance et responsabilité ».
Pour les parents, l’enjeu est immense. Sarah, jeune maman, venue avec son nourrisson, ne cache pas son soulagement : « Dès que j’ai su que cette formation existait, j’ai voulu m’inscrire. Avec un tout-petit à la maison, la moindre situation inconnue peut vite devenir source d’inquiétude. Apprendre quoi faire en cas d’urgence, ça rassure énormément. On repart avec des réflexes concrets ».
Cette matinĂ©e est nĂ©e d’un besoin exprimĂ© par les habitants eux-mĂŞmes. Diane Albertini, coordinatrice de la CPTS, explique : « Lors d’un cafĂ© santĂ© organisĂ© avec les habitants de la Condamine et grâce Ă Annick d’Ambrosio, l’infirmière de Pratique AvancĂ©e (IPA) du quartier, les Ă©changes ont fait Ă©merger une vraie demande. Beaucoup de parents souhaitaient ĂŞtre mieux informĂ©s sur les gestes de premiers secours pour les nourrissons. Nous avons simplement transformĂ© cette demande en action »
* Les « communauté professionnelle territoriale de santé » (CPTS) regroupent les professionnels de santé d’un même territoire qui souhaitent s’organiser, à leur initiative, autour de projets communs.