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Retour à la nature pour responsabiliser les adolescents 🐐

Encadrer les jeunes pour les responsabiliser autrement qu’à travers des sanctions classiques, c’est l’objectif de la « mesure de responsabilisation » mise en place par le SIVoM Val de Banquière, en partenariat avec le collège René Cassin de Tourrette-Levens. Grâce à ce dispositif de l’Éducation nationale, les élèves en difficulté sont accueillis le temps de leur exclusion au Poumon vert et à la petite ferme de l’Abadie, sur la commune de Saint-André-de-la-Roche afin de réaliser de menus travaux.

« Le projet est mené dans le cadre de mes missions de référent jeunes dont le but est d’aller vers le public qui ne fréquente pas forcément les structures de la Maison des Jeunes ou qui rencontre des difficultés, afin de proposer un accompagnement », explique Audrey Arneodo, référente jeunes. « De cette mission est née l’idée de créer un partenariat avec le collège René Cassin ».

Actuellement, trois élèves ont déjà participé à cette initiative. Ils ont été intégrés aux activités quotidiennes de ces lieux de nature grâce à l’accompagnement précieux de l’équipe sur place, composée notamment de Stéphanie et Shirley.

« Ce projet n’aurait pas pu aboutir sans leur soutien. Elles intègrent les élèves dans les tâches liées à l’activité de ces lieux, comme le nettoyage des enclos, ou le nourrissage des animaux », souligne Audrey Arneodo.

Pour ces jeunes, l’expérience se révèle souvent bien plus positive que prévu. « Les jeunes qui sont venus étaient impliqués et intéressés. Ils arrivaient à reculons au début, puis ils ont fini par se plaire ici », raconte Stéphanie Crémieux, adjointe à l’environnement et au développement durable à Saint-André de la Roche. « Il y en a même un qui est revenu de son plein gré pendant les vacances, de sa propre initiative ! ».

Ce dispositif éducatif vise avant tout à offrir une alternative aux exclusions scolaires traditionnelles. Au lieu de renvoyer les élèves chez eux, il leur est proposé une expérience formatrice, en plein air, au contact de la nature et des animaux. « Ils découvrent un environnement différent, rencontrent des bénévoles, échangent, partagent. Ils se rendent compte que c’est important d’aider », ajoute Stéphanie Crémieux.

Le succès du projet repose sur l’approche bienveillante et participative mise en œuvre par les responsables. En se sentant utiles et en découvrant une forme de travail concrète, ces élèves parviennent parfois à se révéler autrement. « Ils se sentent finalement plus à l’aise dans le monde du travail que sur les bancs de l’école », conclut-elle.

Des perspectives d’évolution

Le dispositif pourrait également se développer sur le collège de Saint-Martin-du-Var où, depuis le mois de janvier 2025, une référente jeunes intervient une fois par semaine sur le temps méridien pour proposer un atelier jeux de société afin de créer du lien avec les élèves. L’équipe pédagogique souhaite également trouver d’autres sites d’accueil pour offrir d’autres possibilités d’interventions aux jeunes.