Dans un effort conjoint pour combattre le flĂ©au du harcèlement scolaire, environ 80 jeunes frĂ©quentant les Maisons des Jeunes (MDJ) de Levens, Colomars, Saint-AndrĂ© de La Roche, et Aspremont, se sont rĂ©unis Ă Levens Ă l’occasion d’une journĂ©e de sensibilisation. Au cĹ“ur de cette initiative, des ateliers dynamiques ont Ă©tĂ© organisĂ©s pour Ă©clairer les jeunes sur cette problĂ©matique.
🎲Une sensibilisation ludique
Au travers de divers jeux et de dialogue, les adolescents ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d’une expĂ©rience dynamique et interactive dans la dĂ©couverte des enjeux autour de la problĂ©matique qu’est le harcèlement.
L’atelier « Fake news » a ouvert les yeux des participants sur la propagation de fausses informations, les incitant ainsi Ă ĂŞtre plus vigilants et critiques vis-Ă -vis des informations circulant autour d’eux. Cette prise de conscience prĂ©coce est essentielle pour Ă©viter que des rumeurs malveillantes ne se propagent et ne deviennent des outils de harcèlement.

Un autre atelier, le « Photolangage », a permis d’explorer et de distinguer ce qui est perçu sans Ă priori, ce qui peut ĂŞtre interprĂ©tĂ© et enfin le ressenti Ă travers des images Ă©vocatrices. En utilisant des images comme support, les jeunes ont Ă©tĂ© encouragĂ©s Ă s’exprimer et Ă discuter ouvertement sur la thĂ©matique du harcèlement. Cet exercice a favorisĂ© la rĂ©flexion et l’empathie, deux Ă©lĂ©ments cruciaux dans la lutte contre le harcèlement.
L’atelier « @h social » est un jeu de sociĂ©tĂ©, créé par le BIJ de l’Orne. L’objectif du jeu est de crĂ©er une prise de conscience sur l’importance de l’Ă©thique en ligne, de la bienveillance et du respect mutuel dans leurs interactions numĂ©riques. Ce respect est essentiel dans un monde oĂą les frontières entre la vie rĂ©elle et virtuelle sont de plus en plus floues.
Quant Ă l’atelier « Story time« , il a offert un moment d’échange autour de cas concrets. Les jeunes ont donnĂ© leur avis sur le fait de « se donner en spectacle sur les rĂ©seaux », les « haters » qui font des commentaires haineux, les influenceurs qui ont tendance Ă aimer le « Bad buzz ».
« Pourquoi Morgane Make up fait des vidéos si elle sait qu’elle va être critiquée ? », « C’est un peu son métier de se faire insulter, elle cherche le bad buzz », « elle en joue » sont des remarques qu’ont fait les adolescents suite à la vue d’une vidéo et la lecture de vives critiques. Ce à quoi l’animateur de la séance leur rétorque : « Est-ce que vous aimez le Rock ? Si vous n’aimez pas le rock, est-ce que vous iriez assister à un concert d’1h30 juste pour critiquer ? Non, vous n’y aller pas. Là c’est le même principe, si vous n’aimez pas, vous ne regardez pas. Ça ne mérite pas le fait de s’acharner sur la personne ».
Enfin, en produisant des vidĂ©os courtes avec leur tĂ©lĂ©phone, les jeunes ont eu l’occasion de partager leurs idĂ©es sur la manière de lutter contre le harcèlement.
🎠Une pièce pour en parler
La journée de sensibilisation s’est terminée par une représentation de la pièce « Fragile » interprétée par la compagnie MIRANDA dans l’auditorium de Levens.
Chiara et Noah Derbier, jumeaux de 11 ans, entrent en 6ème. Le grand saut au collège. Sans problème apparent, bien dans leurs peaux, ils appréhendent néanmoins la vie au collège, avec tout ce que cela comporte : nouveaux amis, nouveaux professeurs, et surtout nouveaux codes. Comment faire pour être intégré, pour échapper au jugement, pour se « fondre » dans la masse tout en gardant sa personnalité ?
« Fragile » est un spectacle de prĂ©vention. Il aborde les problĂ©matiques adolescentes comme toutes les formes de harcèlement, les relations parents-enfants, l’influence, les fragilitĂ©s mentales, auxquelles sont confrontĂ©s les collĂ©giens. Au fil de l’histoire, l’assistance a dĂ©couvert que l’on peut tous ĂŞtre Ă son tour harceleur ou harcelĂ©.  Après la reprĂ©sentation, les jeunes ont eu l’opportunitĂ© unique d’Ă©changer avec les acteurs, partageant leurs propres expĂ©riences et rĂ©flexions face Ă la pièce, permettant d’insister sur l’importance du DIRE.





