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Les pleurs de l’enfant 😿

Connaissances actuelles basées sur des études et des recherches scientifiques

👶 Pourquoi de nombreux nourrissons dans le monde pleurent le soir ?

Les systèmes de protection contre le stress étant immature chez l’être humain: pendant les 3 premiers mois les stimulations sensorielles perçues au cours de la journée entrainent un stress qui sature le système neurosensoriel. Les pleurs viennent libérer le tout petit des tensions et hormones accumulées.


Bon à savoir :

Selon une étude de 1972, un enfant pris aux bras quand il pleure pendant le premier trimestre de vie, même s’il continue de pleurer, pleurera moins le trimestre suivant et moins longtemps, contrairement à un enfant qui ne serait pas pris aux bras

💧Les 2 fonctions des pleurs chez le tout-petit :

Le pleur est le premier système de régulation du stress chez l’être humain.

Il permet au tout petit de réguler son stress de 2 manières :

1/Les larmes émises pour réguler le stress :

Elles sont chargées de toxines, le corps s’en libère comme lorsque l’on transpire en faisant du sport.Les pleurs réprimés amènent une libération des toxines par la salive et donc plus de régurgitations, voire de vomissements. La composition des larmes change en fonction de l’émotion exprimées.

2/ Le pleur comme vecteur de l’attachement :

Le stress génère du cortisol dans le corps, l’ocytocine permet de réduire le taux de cortisol. Le bébé produit de l’ocytocine quand l’adulte se rapproche de lui et l’accompagne avec bienveillance. C’est inné pour l’être humain de se rapprocher d’un tout petit qui pleure.

Acte volontaire, langage ou réaction incontrôlée ?

L’imagerie cérébrale est formelle, la zone cérébrale activée par les pleurs ne correspond ni à une zone d’action volontaire, ni à une zone de langage chez le jeune enfant.

Le tout-petit ne décide pas de pleurer et ses pleurs ne sont pas un langage. Les pleurs sont une réaction à une stimulation interne ou externe, d’une intensité variable selon le vécu de l’enfant et sa sensibilité.




Flashez pour voir
l’intégralité de la vidéo
d’Éric Binet sur le sujet


🥹 La répression des pleurs

Des paroles telles que : « Chut ! Ça va aller. Arrête de pleurer ! Prends ton doudou et ta tétine » (avec l’intention de faire cesser le pleur) et toutes autres paroles désobligeantes participent à la répression des pleurs de l’enfant par l’adulte.Elles entrainent rapidement un schéma d’auto-répression. L’enfant réprimera le pleur et ne s’en servira plus pour réguler son émotion.

Bon à savoir :
-les petits garçons répriment plus leurs pleurs que les filles.
-le niveau d’intolérance aux pleurs des garçons est plus élevé dans la société.
-3 fois plus de garçons sont secoués suite à des pleurs incessants.
-en moyenne, les garçons ont un taux de cortisol (hormone du stress) plus élevé que les filles.
-les pleurs réprimés chez les nourrissons masculins évolueront vers des colères et de l’agressivité dans la petite enfance et l’enfance.


❤️‍🩹 Les schémas de consolation

Les schémas de consolation que l’adulte propose à l’enfant correspondent aux automatismes qu’il a acquis, en lien avec les schémas qui lui ont été proposés dans son enfance.

Culpabiliser de ce qui a eté fait quand on ne savait pas, ne sert à rien.Il est encore possible de faire évoluer les comportements. La plasticité cérébrale permet de modifier les schémas à tout âge en suivant.

LES RECOMMANDATIONS :

  • interroger son propre rapport aux pleurs.
  • avoir conscience de 2 besoins fondamentaux du tout petit :

1/ réguler son stress grâce aux pleurs
2/ vérifier que l’adulte le soutient en situation de stress.

  • être en empathie avec le tout petit, le soutenir et le rassurer

EST-CE QUE MON ENFANT PLEURE TROP ?
Chaque enfant à besoin d’exprimer des émotions différentes en fonction de son vécu et de sa sensibilité.
Les émotions peuvent être liées à la grossesse, l’accouchement, la vie quotidienne…